Liban

Carte du Liban

Capitale : Beyrouth
Population : 6.006.668
PIB/habitant : $ 7.144
Devise : Livre libanaise (LBP)
Fuseau horaire : UTC + 2

Drapeau du Liban


Dernière mise à jour : mai 2017

L'économie libanaise se caractérise par un secteur privé important (qui contribue à près de 90% du PIB), le niveau inquiétant de sa dette publique (146% du PIB mi 2015), une balance commerciale structurellement déficitaire, et de grandes disparités régionales et sociales. Le pays est avant tout un pays de services (78% du PIB). Il tire ses revenus d'un nombre limité de secteurs, tels que les banques, les assurances, l'immobilier, le tourisme, et la santé. Malgré l'absence de réformes structurelles pourtant nécessaires, le pays parvient à attirer les capitaux de l'étranger par l'attractivité de son secteur bancaire, les investissements dans l'immobilier et les transferts des libanais de l'étranger.

Dépourvue de ressources naturelles et dotée d'un secteur productif limité, l'économie libanaise, qui est pour l'essentiel libérale, favorise les importations et expose la production locale et les exportations à la concurrence des pays voisins. Le pays est ainsi amené à importer la quasi-totalité des matières premières nécessaires à son secteur productif et une grande partie de ses besoins en biens d'équipements et de consommation.

L'économie en 2016

L'économie libanaise traverse depuis 2011 une phase de ralentissement avec un taux de croissance moyen bien en dessous de ses performances passées (8% entre 2007 et 2011). L'année 2014 s'est inscrite dans cette tendance.

En effet, d'après la Banque mondiale, le Liban est entré depuis mi 2014 dans une phase de reprise stable après une période de forte instabilité et de grande incertitude. L'économie libanaise a ainsi connu une amélioration relative en 2014, quoique sa performance se soit avérée inférieure à son potentiel dans le contexte d'un environnement régional précaire. La croissance économique réelle, qui a atteint environ 2%, a légèrement progressé mais demeure modeste, reflétée par une performance moyenne des principaux indicateurs du secteur réel qui furent pour la plupart à la hausse tout au long de l'année.

Au niveau monétaire, le marché des changes a connu davantage de résilience au cours de l'année. Les réserves de devises de la Banque centrale ont atteint 37,9 milliards fin 2014, enregistrant un nouveau record en termes absolus couvrant près de 80% de la masse monétaire en livres libanaises et ceci sur 22 mois d'importations. Les réserves d'or ont, quant à eux, totalisé 11 milliards de dollars fin 2014. Ainsi, le total des avoirs extérieurs de la BDL a dépassé la masse monétaire en livres, ce qui correspond à une situation de fonds de stabilisation des changes à part entière. La balance des paiements a cependant terminé l'année avec un déficit de 1,4 milliard de dollars, contre un déficit de 1,1 milliard en 2013, tout en notant que les flux financiers à l'entrée ont atteint un niveau notable d'environ 16 milliards de dollars.

Au niveau des finances publiques, l'année 2014 semble avoir connu une amélioration relative. Quoique demeurant élevé en termes absolus et relatifs, le déficit public a enregistré une amélioration, renversant une tendance de détérioration qui avait dominé au cours des deux années précédentes. Dans ce contexte, la performance du secteur financier est demeurée solide, confirmant la résilience continue du secteur bancaire.

L'économie en 2015

Au cours du premier semestre de 2015, l'économie libanaise a vu sa performance terne se prolonger.
En effet, la scène politique intérieure incertaine et le déversement de la guerre civile en Syrie ont entravé l'investissement et la construction. Les exportations industrielles ont par ailleurs été touchées par les coûts d'assurance élevés et les itinéraires alternatifs nécessaires en raison de la guerre en Syrie. Le secteur agricole a été particulièrement affecté par la fermeture en avril du principal point de passage de frontière jordano-syrienne.

L'évolution de la plupart des indicateurs du secteur réel laisse ainsi percevoir une croissance économique relativement modeste pour l'année en cours. Cette croissance, positive quoique minime, est en fait attribuée à la croissance de la consommation locale, la chute des  prix de produits pétroliers favorisant une consommation additionnelle de la part des ménages, sans mentionner son  impact favorable sur les coûts de production des entreprises libanaises.

En ce qui concerne le secteur extérieur, le déficit de la balance commerciale a enregistré une contraction significative de 19% sur les premiers six mois de 2015 suite à une baisse de 16,77% des importations et à une contraction de 6,34% des exportations. La régression du déficit survient principalement de la diminution considérable du prix du pétrole affectant les importations de ces derniers et de l'effet de l'appréciation du dollar face aux monnaies de plusieurs pays partenaires du Liban à l'importation, en particulier l'euro.

L'activité bancaire a de son côté connu une légère croissance depuis le début de l'année, le total des actif des banques ayant progressé de 2,5% durant le premier semestre de l'année.

Perspectives de croissance

D'après le Fonds monétaire international (FMI),  le conflit en Syrie demeure le facteur prédominant de la situation au Liban, la crise des réfugiés mettant à rude épreuve les collectivités locales. Le Liban est en outre confronté à une situation politique intérieure difficile. La présidence est vacante depuis mai 2014 et l'absence de consensus entre les principaux partis empêche l'adoption de textes de lois essentiels.  Face à ces incertitudes, la croissance reste timide. Elle devrait atteindre 2,5% en 2015, soutenue par une demande locale qui devrait progressivement s'accroitre. La baisse des prix du pétrole et de ses dérivés aurait également eu des retombées positives sur l'économie du pays. La relative stabilité sécuritaire interne a dopé l'industrie et le tourisme au début 2015. Différents facteurs ont ainsi soutenu la demande interne comme la baisse de la violence interne à partir du second semestre de 2014, la hausse de l'activité de prêts et le flux de réfugiés syriens.

Le secteur du tourisme devrait demeurer un contributeur important à l'économie tant que la sécurité nationale ne se détériore pas davantage. Il est à noter que, jusqu'à présent, le nombre de visiteurs a bien résisté, avec une augmentation de 12% en glissement annuel au premier trimestre de 2015.

Au cours des trois prochaines années, le rythme devrait s'accélérer légèrement avec une croissance moyenne de 3,9% entre 2016 et 2019, étant donné que les consommateurs et investisseurs s'adapteront au changement du paysage sécuritaire en Syrie. Une hausse de l'investissement fixe serait par ailleurs stimulée par le retour des investisseurs régionaux au pays suite à la stabilisation de la situation sécuritaire du pays et à la récupération des revenus du pétrole dans le Golfe. Mais il est désormais peu probable que le Liban retrouve, avant 2020, son taux de croissance potentielle de plus de 4%.

Ceci dit, et quoiqu'il y ait peu de chance de voir un redressement de la situation dans le proche avenir, l'économie libanaise a les moyens de surmonter les défis et de continuer d'éviter le piège de la récession.

Effets de la crise syrienne sur l'économie libanaise

Plus d'1,3 million de Syriens (plus du quart de la population libanaise) ont trouvé refuge au Liban.  Cet exode massif de Syriens qui fuient une guerre entamée il y a plus de cinq ans a lourdement affecté l'économie, les services publics et les structures sociales de ces pays. En effet, ces réfugiés mettent une pression supplémentaire sur les infrastructures qui manquent déjà de ressources, telles que l'eau, l'électricité, l'évacuation des déchets et la santé. L'afflux de réfugiés a également pesé sur le marché du travail libanais, le chômage s'étant aujourd'hui aggravé par le nombre de réfugiés qui sont prêts à accepter des salaires moindres que les locaux.  

Mais l'impact de la crise syrienne sur l'économie de ces deux pays n'est pas seulement négatif. Une étude réalisée du PNUD estime que les aides humanitaires accordées aux réfugiés ont joué un effet multiplicateur sur la demande et permis de dégager une croissance supplémentaire, notamment 1,3 % au Liban; un effet qui compense en partie ceux du conflit sur l'économie.

Le Liban est une République parlementaire dont la constitution date de 1926. Depuis lors, celle-ci a été amendée à différentes reprises, notamment en 1943, puis en 1990 suite aux accords de Taëf. Le pays est constitué sur le principe de séparation des pouvoirs entre le Président de la République (élu pour une période de six ans), le conseil des Ministres et l'Assemblée formée de 128 députés élus au suffrage universel direct et répartis de manière égale entre les chrétiens et les musulmans pour une durée de quatre ans. Dans un pays qui ne compte pas moins de 17 communautés, l'offre politique n'est cependant pas structurée uniquement par les divisions confessionnelles. Le cloisonnement régional du pays, le rôle des familles et des tribus, ainsi que les partis doivent aussi être pris en considération.

La République du Liban, proclamée le 23 mai 1926, obtint son indépendance le 22 novembre 1943 après 25 ans de mandat français. L'acte national prévoit que la Présidence de la République revienne à un chrétien maronite, la présidence du Conseil à un musulman sunnite et la Présidence de l'Assemblée Nationale à un musulman chiite. Actuellement, le Président de la République est M. Michel SULEIMAN qui a été élu le 11 juillet 2008 pour une période de 6 ans. Le Président de l'Assemblée nationale est M. Nabih BERRI et le Premier Ministre M. Najib MIKATI. Ce dernier a présenté sa démission fin mars 2013. Un nouveau Premier ministre, M. Tammam Salam, a été nommé le 6 avril 2013. Cependant, il n'a pas encore été en mesure de former un nouveau gouvernement.

Actuellement,  il n'y a pas de Président de la République.  Le dernier Président, M. Michel SULEIMAN, élu pour une période de 6 ans en juillet 2008, a terminé son mandant le 25 mai 2014. Les parlementaires ne sont pas encore parvenus à un consensus quant à l'élection d'un nouveau président.

Le Président de l'Assemblée nationale est M. Nabih BERRI et le Premier Ministre M. Tammam Salam.

Le système législatif est monocaméral. Quant à la structure administrative, juridique et judiciaire du pays, elle est très proche du modèle français.

Les partis ou mouvements politiques sont nombreux et marqués par le confessionnalisme. Ils sont en général centrés sur une personnalité ou famille. Ils tirent leur origine soit d'une milice communautaire, soit d'un mouvement d'inspiration religieuse. Par ailleurs, depuis l'assassinat de l'ex premier ministre Rafic Hariri en 2005, deux coalitions symboliques se distinguent :

  • Le mouvement du 8 Mars regroupe les partis qui se sont notamment opposés au retrait des troupes syriennes du Liban, il s'agit de partis communautaires chiites ainsi que le Courant Patriotique Libre (chrétien).
  • Le Mouvement du 14 Mars, plus proche de l'Occident, rassemble, quant à lui, plusieurs partis politiques de confessions différentes.

Géographie

Situé sur la côte Est de la Méditerranée, le Liban est un pays d'une superficie de 10.452 km². D'une largeur variant de 40 à 65 km,  le pays bénéficie d'une ouverture sur la mer s'étalant sur 200 km.

Les pays limitrophes sont : la Syrie au Nord et à l'Est et Israël au Sud. Le pays est composé d'une plaine côtière qui comprend la majorité des grandes villes (la capitale Beyrouth au centre, Tripoli au nord, Saida et Tyr au sud), d'une chaîne montagneuse verte et peuplée qui la longe (le Mont-Liban), d'une plaine fertile (la Bekaa) et d'une seconde chaîne montagneuse aride (l'Anti-Liban et le Mont-Hermon).

Le Liban est un des rares pays de la région qui ne possède aucune ressource naturelle réellement exploitable. Seules quelques carrières de différents matériaux (marbre, sable, calcaire) sont exploitées pour favoriser la construction. Cependant, des gisements de pétrole et de gaz ont récemment été découverts au large des côtes libanaises. L'extraction de ces ressources devrait débuter prochainement.

Population

Malgré l'absence de recensement officiel depuis 1932, la population libanaise peut raisonnablement être estimée à  4,3 millions d'habitants. Vivent au Liban également environ 400 000 réfugiés palestiniens dans les camps et entre 300 000 à 600 000 travailleurs étrangers (principalement syriens mais également égyptiens, philippins, sri-lankais etc.). De plus, depuis le déclenchement de la crise en Syrie, plus d'1,3 millions de syriens se sont réfugiés au Liban. D'autre part, environ 13 millions de ressortissants d'origine libanaise vivent à l'étranger, notamment en Amérique du Sud et Nord, en Europe, dans les pays arabes et en Australie. La population libanaise est connue pour être particulièrement jeune. En effet, plus de la moitié des libanais sont âgés de moins de 20 ans.

Langues

La langue nationale et officielle est l'arabe qui est utilisé dans les médias et les discours officiels. Le français et l'anglais sont largement répandus en milieu urbain. L'arménien est également pratiqué minoritairement. La langue française est répandue dans les familles chrétiennes et dans les couches aisées musulmanes. Les musulmans sont plutôt anglophones. En conséquence, et bien que les décideurs au Liban parlent à la perfection au moins deux langues, l'homme d'affaires en prospection au Liban, devra être à l'aise en français et en anglais s'il veut rencontrer l'ensemble des responsables dans son domaine.

Comme la plupart des législations modernes, le système libanais connaît deux grandes familles de sociétés commerciales : les sociétés de capitaux et les sociétés de personnes. Les sociétés sont immatriculées selon le dispositif prévu par le code de commerce libanais. Celui-ci, très proche du code français, autorise la création des types de sociétés suivantes :

  • la société Anonyme Libanaise (SAL)
  • la société à Responsabilité Limitée (SARL)
  • la société en Commandite par Actions (SCPA)
  • la société Holding
  • la société Offshore

Les devises

Bien que la monnaie locale soit la livre libanaise (LBP), il est possible de payer partout en dollars. (1$ = 1.500 LBP)

Les horaires de travail

La semaine de travail au Liban est comparable à celle des pays occidentaux étant donné que les jours ouvrables s'échelonnent du lundi au vendredi et parfois au samedi matin:

  • Secteur public : de 8h00 à 14h00 du lundi au samedi et de 08h00 à 11h00 le vendredi.
  • Secteur privé : de 8h00-9h00  à 17h00-18h00  du lundi au vendredi et de 08h00 à 13h00 le samedi. Certaines firmes ne travaillent pas le samedi.
  • Banques: ouvertes en général au public de 8h00 à 14h00 du lundi au vendredi et de 8h00 à 13h00 le samedi.

Religions

Le nombre important de confessions pratiquées (dix-huit reconnues officiellement) explique que la religion joue un rôle prépondérant dans le cadre des activités sociales ou politiques.

Climat

Le Liban jouit d'un climat méditerranéen humide et chaud en été, relativement doux et pluvieux en hiver, mais qui est cependant variable en fonction des régions. A Beyrouth, la température varie entre 10° et 25° en hiver (octobre à mars) et de 18° à 38° en été (avril à septembre). Avec environ 300 jours d'ensoleillement par an, il ne pleut pratiquement jamais entre juin et septembre.

Décalage horaire

Le Liban a un décalage horaire de + 1 heure avec la Belgique, en hiver comme en été.

Principaux jours fériés

Les jours fériés varient selon les différentes confessions religieuses. Ils sont cependant tous accordés par l'administration et les services publics:

  • 1er janvier Jour de l'an
  • 6 janvier Noël arménien
  • 9 février Saint Maron
  • 1er mai Fête du travail
  • 15 août Assomption
  • 1er novembre Toussaint
  • 22 novembre Fête nationale
  • 25 décembre Noël

D'autres jours fériés amovibles sont également respectés, notamment:

  • Le vendredi saint orthodoxe + catholique
  • La fête du Ramadan (Fitr)
  • La fête du Sacrifice (Al Adha)
  • Le nouvel an de l'hégire
  • La naissance du Prophète
  • L'Achoura

Comment se rendre à Beyrouth

La compagnie Middle East Airlines (MEA) assure plusieurs vols directs par semaine entre Zaventem et Beyrouth (3 à 4 en fonction de la saison).

De quoi ai-je besoin ?

Un visa est impératif pour entrer au Liban. Il peut être demandé, soit à l'Ambassade du Liban à Bruxelles (visa payant), soit à l'arrivée à l'aéroport international de Beyrouth (gratuit pour le moment et pour une entrée). Pour l'obtention de ces visas, il est nécessaire d'être muni d'un billet d'avion aller-retour. Les visas accordés à l'aéroport ne sont valables que pour une entrée et un passeport en cours de validité.

Remarque importante : Il est impérieux, sous peine de retour au pays d'origine de ne pas avoir d'inscription ou de visa d'Israël sur le passeport présenté.

Au Liban

Bureau Economique et Commercial de la Région de Bruxelles-Capitale à Beyrouth
Mme Nada Abdul-Rahim - Attaché Economique et Commercial
GSM: +961.3.414540
B.P.11-9555 Riad El Solh
1107 2290 Beyrouth - Liban
Tél: +961.1.976008
Fax: +961.1.976009
E-mail: beirut@sprb.irisnet.be
Site web: www.brussels-in-lebanon.be

Ambassade de Belgique à Beyrouth
S.E. M. Alex Leanerts - Ambassadeur
B.P. 11-1600 Riad El Solh - Beyrouth
Tél: +961.1.976001
Fax: +961.1.976007
E-mail: beirut@diplobel.fed.be
Site web : www.diplomatie.be/beirut
S.E. Mme Colette Taquet – Ambassadeur

Belgian Business Council in Lebanon
Président: M. Fadi Samaha
E-mail: info@bbc-lb.com
Site web: http://www.bbc-lb.org

A Bruxelles

Ambassade du Liban à Bruxelles
S.E. M. Rami Mortada - Ambassadeur
Rue Guillaume Stocq 2
1050 Bruxelles
Tél. : +32.2.645.77.60/5
Fax : +32.2.645.77.69
E-mail : ambassadedebruxelles@libaneurope.be
Site web: www.libaneurope.be

Arab-Belgium-Luxembourg Chamber of Commerce
M. Qaisar Hijazin - Secrétaire Général
60 Rue Mignot Delstanche
1050 Bruxelles
Tél : +32.2.344.82.04
Fax : +32.2.347.57.64
E-mail : qaisar.hijazin@ccbla.org
Site web : www.ccbla.org

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